L’EGALIM, DÉMARCHE PARTICIPATIVE POUR UNE NOUVELLE AGRICULTURE

Les difficultés rencontrées par les agriculteurs (santé, rémunération, …), l’inquiétude des consommateurs sur les conditions sanitaires de leur alimentation et les problèmes environnementaux liés à l’agriculture sont désormais les préoccupations des acteurs politiques. Passer à la transition écologique de l’agriculture vers des systèmes alimentaires territorialisés et durables, fondés sur des modes de production et de consommation respectueux de l’environnement devient une urgence dans les politiques publiques.

En ce sens comment accompagner la transformation de l’agriculture ? Comment rémunérer plus équitablement les producteurs ? Comment soutenir des modes de consommation plus responsables ? Ce sont des questions auxquelles les Etats Généraux de l’Alimentation tentent de répondre.

Les états généraux de l’alimentation (EGALIM), de quoi s’agit-il ?

Les états généraux de l’alimentation sont une politique de réflexion collective sur les défis que doit relever l’agriculture et l’alimentation dans une vision de durabilité.  Elle a été initiée par le président Macron dont le chef de pilotage est le ministère de l’agriculture et de l’alimentation. Dans un élan de développement durable un nouveau regard sur le mode de gouvernance impose, une nécessité d’inclure l’opinion de tous les acteurs dans la construction des programmes de développement territorial.

Ces états généraux répondent à quatre principaux objectifs :

 

 

 

 

 

 

Tout comme la méthode spirale, outil participatif, pour créer des indicateurs pour définir et mesurer le bien-être des acteurs et citoyens d’un territoire par les acteurs et les citoyens de ce territoire pour assurer la cohésion sociale. Il s’agit ici de réunir toutes les parties prenantes à travers des ateliers thématiques, une consultation publique via l’outil numérique afin de faire émerger toutes les préoccupations et proposer des solutions durables au secteur.

Pourquoi cette politique publique?

Méfiance installée entre consommateur-producteur, l’étouffement des petits agriculteurs par l’agro-industriel et les crises permanentes que subit l’agriculture française, ces États généraux sont l’occasion de dépasser les débats corporatistes pour répondre à l’intérêt général : c’est-à-dire la protection de la santé de la population, le droit à une alimentation saine pour tous, des campagnes vivantes et une agriculture dynamique.

En réalité, c’est rassembler tous les acteurs intervenants plus ou moins dans le secteur agricole et alimentaire, il s’agit des acteurs du monde agricole et de la pêche, industrie agroalimentaire, distribution, consommateurs, restauration collective, élus, partenaires sociaux, acteurs de l’économie sociale et solidaire, et de la santé, ONG, associations caritatives et d’aide alimentaire à l’international, banques et assurances.

Comment s’insère-t-elle dans le territoire ?

Ces événements sont organisés au plan national à travers une consultation publique numérique afin d’associer le citoyen et l’ensemble des parties prenantes au débat. Les objectifs de la consultation publique sont de partager les enjeux et les problématiques et faire appel à l’intelligence collective pour identifier ensemble des solutions. Outre la consultation publique, 14 ateliers participatifs sont prévus autours de table ronde.

Source : Les Etats Généraux de l’Alimentation

Les états généraux se réalisent aussi à l’échelle régionale. A cette échelle il s’agit d’axer la contribution des acteurs du territoire sur quelques sujets ciblés et très concrets. Par exemple en Hauts-de-France, l’EGALIM a été confié à la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) sous le pilotage de la chambre régionale d’agriculture et le Conseil régional. Les résultats qui sortent des régions remontent au plan national. L’ensemble des contributions servira à élaborer un agenda des solutions et de faire adopter des lois.  Les résultats issus de cette concertation permettront également de structurer une cohérence entre les politiques publiques en vue de favoriser la transition agricole et alimentaire.

Une vidéo qui résume les états généraux de l’alimentation

Ces événements se sont terminés le Jeudi 21 décembre 2017 avec un ensemble d’actions retenues mais également des lois sont prévues pour obliger les différentes parties prenantes au strict respect des propositions issues cette concertation.

Télécharger pdf egalim_dossier journée de clôture des événement Télécharger pdf 2017-12-21_ppt_politique_alimentation

Les solutions issues de ces discussions sont-ils le résultat d’un consensus mou ou d’un consensus différencié ? Les actions retenues sont -elles vraiment objet de co-construction ? D’autres questions se posent, les 5 mois étaient suffisants pour une concertation nationale sur l’avenir de l’agriculture ? Les débats étaient ils équilibrés entre les techniciens, les élus, les experts et les entrepreneurs qui ont des connaissances plus approfondies sur les thématiques et les agriculteurs, les associations, ONG et les citoyens qui n’ont pas de véritable expertise? Ce qui fait l’unanimité, c’est que  tous les acteurs attendent beaucoup des actions qui suivront cet événement afin de donner un nouveau souffle à l’agriculture et à la question alimentaire en France et également en Europe.

par Cynthia ACHI

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Sources 

Discours de lancement des États généraux de l’alimentation par le ministre de l’agriculture et l’alimentation Stéphane TRAVERT. A lire

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